L'archevêque de Paris, Monseigneur Laurent Ulrich, a défendu la messe géante que doit célébrer le pape Léon XIV sur le lieu emblématique de la place de la Concorde à Paris le 26 septembre, devant près de 600.000 personnes, y voyant une "expression publique" du culte autorisée par la République laïque.
"La République laïque permet l’expression publique de tous les cultes, à condition que cela ne perturbe pas l’ordre public. Nous ne sommes donc pas en train de franchir une ligne infranchissable", estime-t-il dans un entretien au journal La Tribune Dimanche.
Face à l'affluence attendue, le dispositif, qui a obtenu l'autorisation du préfet de Paris et initialement s'étendait sur la place de la Concorde et les Champs-Elysées, a été élargi. "C'est une première", a souligné Mgr Ulrich, rappelant néanmoins que Jean-Paul II avait été accueilli sur les Champs-Elysées à la descente d'un hélicoptère par le président de l'époque Valéry Giscard d'Estaing.
Cette messe, pour laquelle "une grande croix dorée de 4 mètres de haut sera suspendue au- dessus de l’autel avec, à l’arrière-plan, une reproduction peinte de la rosace sud de Notre- Dame", selon l'archevêque, sera l'un des temps forts de la visite du pape, du 25 au 28 septembre.
Le coût total de ce voyage de 27 millions d'euros, dont 20 millions pour l'étape parisienne, est "à la charge de l'Église de France", a rappelé Mgr Ulrich, calculant que, vu le million de personnes attendues au total dans le pays, cela représentait un coût "de 27 euros par personne, couvrant la logistique, la sécurité…".
Après avoir célébré les vêpres vendredi à Notre-Dame, Léon XIV tiendra une veillée de prière avec des jeunes au stade de France, en banlieue parisienne. Et "non, malgré les rumeurs, Céline Dion n’est pas au programme" de cette veillée consacrée "aux visages multiples" de la sainteté dans l'Église catholique de France, a précisé l'archevêque de Paris.
La Rédaction (avec AFP)